L'article 86 de la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST), a étendu de façon considérable les compétences des sages-femmes notamment en matière de contraception:
" L'exercice de la profession de sage-femme peut comporter également la réalisation de consultations de contraception et de suivi gynécologique de prévention, sous réserve que la sage-femme adresse la femme à un médecin en cas de situation pathologique«
" Les sages-femmes sont habilitées à prescrire les contraceptifs locaux et les contraceptifs hormonaux. La surveillance et le suivi biologique sont assurés par le médecin traitant".
La sage-femme, quelque soit son mode d'exercice, peut, sous réserve d'avoir acquis les compétences nécessaires:
- réaliser des consultations de prévention
- prescrire une contraception hormonale et les examens complémentaires qu'elle nécessite.
- prescrire et poser les dispositifs intra-utérins
- renouveler une prescription contraceptive dans la limite de 5 ans
Le dernier rapport de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) met en évidence la persistance de 200000 IVG par an en France malgré un taux de diffusion de la contraception parmi les plus élevés du monde, ce qui interpelle sur les échecs contraceptifs (72% des IVG sont réalisées sur des femmes sous contraception) et invite à une amélioration des conditions de prescription.
Acquérir les compétences théoriques et cliniques nécessaires pour assurer :
- Le suivi gynécologique d’une patiente au niveau pelvien et mammaire ( Toucher pelvien, frottis cervico-vaginal, prélevements à visée bactériologique ou viral)
- La mise en place d’une contraception locale, hormonale, mécanique et son suivi
- La délégation à un médecin en cas de difficultés ou anomalies constatées

